mardi 16 janvier 2018

Chronique : HIGH LONESOMES + GRANITE SHORE + ESCOBAR + MNNQNS


 
The HIGH LONESOMES
Froth, CD, Digital
Autoproduction
Voilà une annonce qui m’a mise en joie, apprendre l’arrivée de ce nouveau disque des High Lonesomes. Voici 6 nouvelles chansons sur ce MAGNIFIQUE mini album.
Johan Asherton, Eléonore Melissande et Stéphane Dambry nous embarquent dans leur univers de beauté !
Après l’album (renversant) sorti en 2010 chez Pop The Balloon Rds les revoici avec 6 nouvelle chansons qui montre que désormais les High Lonesomes sont devenu un groupe et non plus le backing band de Johan. Pour preuve ils/elle se partagent le chant lead sur les morceaux (2 par personne ici, enfin jusqu’à un certain point puisque pour ‘Lord Franklin’ Stéphane et Eleonore se répondent au long de la chanson).
Pour ceux qui n’auraient jamais entendu leur musique comment décrire les High Lonesomes sans affadir l’image mentale qu’ils/elle projettent ?
Folk aérien, délicat, beau, vaste et varié… Parfois les mots peinent à qualifier une musique d’autant plus que celle-ci crée un cocon dans lequel il est douillet de s’installer ! On se laisse emporter dans ce si joli univers qu’ils semblent créer que pour notre plaisir et notre apaisement.
L’orientation acoustique, les voix et de délicates touches instrumentales sont comme un tapis volant qui vous emporte haut, haut, haut…
Disponible en digitale sur Amazon, ITune…
[BT]


The GRANITE SHORE
Suspended second, LP, CD, Digital
Occultation Recordings
Imaginez Divine Comedy qui aurait sévit dans les années 80. Mais sonnant terriblement actuel. Oh que oui, ça parait étrange mais cet album mérite plus que votre attention !
On est bien dans la grande tradition de la musique Pop anglaise dans tout ce qu’elle a de plus unique, excentrique, précieuse et jubilatoire. Jamais mièvre. Toujours super excitante avec ces chansons (même les plus mélancolique) qui vous donne envie de reprendre en chœurs les refrains à chaque écoute.
Des chansons que vous écoutez encore et encore car elles ont les dimensions de hits planétaire capable de contaminer les ondes de autour du globe.
D’autant que l’ambiance musicale que crée The Granite Shore sur ce ‘Suspended second’ est très étonnante et personnelle…
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ESCOBAR
The Biggest sound, LP, Digital
Dirty Water Rds USA
Whaoo il claque bien le nouvel album du duo frenchy ! Leur premier chez Dirty Water Usa qui ne s’est pas trompé pour le coup !
Rarement un disque à sonner aussi immédiatement et de façon aussi clairement évidente comme étant une pure collection de classiques !
J’avoue que la formule duo guitare / batterie ça n’a jamais été un truc qui me rendait dingue, parfois j’y ai trouvé mon compte, mais souvent ça tourne vite en rond. Cependant sur ce 3ème album Escobar sonne comme un vrai groupe ! Et propose une variété de sonorité tout au long de ces 12 chansons (oui oui chansons, ici on est loin des décharges Garage Punk Trash primaires si souvent le lot de leurs confrères de formule), parfois agressives, trépidantes, mais toujours mélodieuses. Fidèle au titre de l’album, grâce à un son immense.
Grunge, Post Punk (façon 1er Adam & The Ants), Musique de film, Garage, Sludge, Power Pop, Punk… un large éventail de possibilité que les 2 frenchies mélangent afin de produire un disque qui a de la moelle !!!
[BT]
En concert : Vendredi 19 Janvier : ESCOBAR (Garage Punk) + Ray Grange DJ Set et projection du film Rude Boy, au Trokson, à Lyon. Entrée libre.


MANNEQUINS
Worthless,
Autoproduction
Premier album excitant, sautillant & d’une grande fraicheur ! Entre Indie, Post Punk, Rock et Pop.
Un groupe qui assume totalement de faire des Pop songs et qui ne salope pas ses mélodies addictives pour se la jouer arty. Cependant leur musique n’est pas dépourvue de profondeur.
Quelque part entre The National, Deus (quand ils étaient encore inspirés), Interpol et The Horrors (avant qu’ils ne deviennent chichiteux).
Par moment on dirait une version lumineuse des Jesus & Mary Chain, à d’autres on jurerait qu’ils ont écouté tout autant de la Power Pop, que The Cure…
Bref pas le groupe qui applique de façon scolaire une formule définie il y a 30 ans mais des petits malins qui ont réfléchit et ont l’ambition d’apporter un peu de leur personnalité dans le truc. Et ils y réussissent parfaitement !
[BT]
En concert : Samedi 20 Janvier : MNNQNS (Post Punk) + GOUACHE (Indie Rock Lo-Fi), au Trokson, à Lyon. Entrée gratuite

mardi 9 janvier 2018

Chronique : NORMA JEAN BAKER'S UNDERWEARS + NIKKI SUDDEN & ROWLAND S HOWARD



The NORMA JEAN BAKER’S UNDERWEARS
Panties, LP
Ce trio a repris la flamme du Jon Spencer Blues Explosion (qui depuis longtemps ne fait plus honneur à son patronyme en sortant trop de disques semblables et vains).
Les Norma Jean Baker’s Underwears ont eux de la morgue, de la niak, mais aussi du fond ! Car le trio avec son Noisy Blues Garage qui pue le New York d’avant la karsherisation Giuliani balance salement sa musique (11 titres en 23 mn) mais ne tombe jamais dans les clichés grâce à une grande diversité de tempos et d’ambiances. Ainsi que des ‘influences’ musicales qui vont du Garage Punk 60’s jusqu’à la scène Indie Rock post moderne des années actuelles.
Les Norma Jean Baker’s Underwears c’est bien plus qu’un nom brillant ! c’est une musique qui fait grimper aux rideaux !
Ça rend leur musique incandescente même dans ses moments calmes.
[BT]
En concert : Vendredi 12 Janvier : Les LULLIES (Punk 77 / Garage Punk) + The NORMA JEAN BAKER’S UNDERWEARS (Noisy Garage Blues), au Trokson, à Lyon. Entrée libre


NIKKI SUDDEN & ROWLAND S HOWARD
Johnny smiled slowly, LP
Bang Rds
Ça c’est ce qu’on appelle une rencontre au sommet ! Et en plus elle n’accouche pas d’une sourie.
Nikki Sudden avec le soutien de la guitare de l’ex Birthday Party s’attaquant en live au répertoire des Jacobites. Ça ressemble à un rêve pour tous les fans du troubadour Rock éternel !
Le résultat est exceptionnel et méritait véritablement cette réédition !
Enregistré en 1987 ce disque est une part de l’Histoire du Rock.
Les titres des Jacobites prennent ici une autre épaisseur qui fera trembler d’aise les fans de rock abrasif et du son Noisy Blues qui gratte typique du New York de ce temps-là. Un putain de régal en même temps qu’un fantasme devenu réalité ! Elle est pas belle la vie !
Ça crisse, ça grince, ça gratte l’oreille pour atteindre votre cerveau, et votre âme s’il vous en reste une.
En tout cas je vous invite à mettre vos 2 oreilles là-dessus parce que des disques aussi habité, profond, beau et puissant on en trouve pas tous les jours !
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samedi 6 janvier 2018

Chronique / ROCK HARDI 52 + BARON FOUR + SOME KIND OF ANIMAL + LULLIES



ROCK HARDI n°52
68 pages A5, couverture couleurs + CD sampler 16 titres, 8euros contact@rockhardi.com
Ce qu’il y a de formidable avec Rock Hardi (et même pour moi qui suis quand même très immergé là-dedans) c’est qu’il y a toujours des découvertes à faire dans leur sommaire. Et que sur les groupes plus ‘confirmés’ qu’ils interrogent il y a toujours moyen d’obtenir des infos intéressantes.
Et en plus on peut écouter les groupes du sommaire grâce au CD sampler qui accompagne chaque numéro tout en lisant le fanzine !
Au sommaire : les revenants de OLIVENSTEINS (avec un titre de leur nouvel album sur le CD sampler), The LIMIŇANAS à propos de leur album à sortir dans quelques semaines, les BADASS MOTHER FUZZERS (2 titres sur le CD), le dessinateur de la trilogie de BD Monkey Business, The NOODLES à propos de l’intégrale de leurs enregistrement sortit sur Nineteen Something, les LULLIES (un titre sur la compil, voir plus bas), VELVET POWDER (2 inédits sur le CD afin de compléter la découverte de ce groupe après la claque de leur 1er album), JOHNNY MAFIA (2 titres sur le CD afin de vous préparer à leur concert du mercredi 24 janvier à La Belle Electrique à Grenoble avec Lysistrata, et du samedi 27.01 au Poulpe, à Reignier), un entretient avec The Rev l’ex KING SIZE (2 inédits sur le sampler) qui nous parle de Rev’Up Rds sur lequel il a sorti SCLAVINE (2 titres sur le sampler) et qui sortira l’album de TARA KING (2 morceaux du futur album sur la compil), le retour du duo GÂTECHIEN (2 inédits sur le CD), une interview du dessinateur de la BD consacrée aux Ramones, on finit sur  UN DOLOR oui les survivants des 90’s !
A tout ça vous rajouté des chroniques singles, une longue section consacrée aux livres, aux fanzines, aux BDs, et 9 pages pour vous donner envie de craquer sur des albums !
Le pied intégrale quoi. Comme toujours !
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The BARON FOUR
Silvaticus, Lp, CD, Digital
Get Hip Rds
2ème véritable album pour le quartet anglais qui aime tant les singles. Comme sur le précédent on découvre qu’ils sont capables d’exceller aussi sur la longueur !
12 chansons au sommaire de ce Silvaticus pour une déferlante Garage / Beat / Freakbeat / 60’s Pop / Psych Garage… avec en plus un petit mood mélancolique sur certains titres qui est assez nouveau chez les Baron Four. Ils se définissent par ‘Wild Fuzzed Out Rhythm’n’Blues’ ça vous situe un peu leurs œuvres. Et ils assument leur côté revivaliste.
Une nouvelle fois enregistrée dans l’antre de Mole leur batteur (le State studio & records maestro) cet album bénéficie d’un son purement puissant & clair & agressif mais qui met en valeur les mélodies, les voix et les différents instruments.
Bon faut dire qu’avec leur pédigrée chargé les Baron Four savent y faire !!!! Leurs pérégrinations et leurs expériences précédentes leur ont données une maestria et des compétences de compositeurs et instrumentistes et comme en plus ils ont su conserver intacte la flamme & l’amour de la musique qui les consume on se retrouve là avec un nouvel album qui régalera les fans les plus exigeants !
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SOME KIND OF ANIMAL
S/t, LP, CD, Digital
Get Hip Rds Folk Series
Je ne m’attendais pas à écouter ce genre de musique quand j’ai joué cet album pour la 1ère fois. D’une part parce que la ‘Folk Series’ en est à ses débuts donc il est difficile à savoir à quoi s’attendre dans ce ‘catalogue’ lancé par Get Hip Rds. Par ailleurs le nom du groupe peut induire votre esprit vers une autre direction musicale. Le duo de musiciens / compositeurs qui est derrière Some Kind Of Animal s’est ingénié à mélanger beaucoup de leurs amours musicaux pour composer les 11 chansons de ce 1er album.
Et force de constater que le résultat prouve qu’ils sont en train de se forger une vraie personnalité. Aux croisements du Folk psychédélique, de la Pop Indie, de l’Americana, de la Pop baroque… leurs chansons peuvent passionner différents types d’auditeurs et cela prouve bien la qualité de cette aventure musicale qui est définitivement bien plus que le side project qu’elle fut à son commencement.
C’est beau, sensible, très finement ouvragé. Les voix qui alternent se mélangent et sont magnifiées par les chœurs s’entrelacent dans les mélodies pour le ravissement des oreilles…
Une grosse dose de beauté dans un monde en décomposition
[BT]


LES LULLIES
Don’t look twice, EP, Digital
Slovenly Rds
Sorte de super-band sudiste (de la France) étant précédé d’une flatteuse réputation (même des activistes pas branchés sur ce genre de musique sont tombé sous leur charme).
Voici donc leur 2ème EP, chez Slovenly Rds mazette, 4 titres qui déboulent au pas de charge !
Les Lullies proposent une version turbo compressée de la Power Pop, revisitée par le Punk 77.
Dans leurs chansons et riffs on sent les influences Rock’n’Roll traditionnel (où celles de leurs continuateurs type Flamin’ Groovies) et également des émanations de Rhythm & Beat sixties.
Ça se déguste sans aucune retenue !
En plus ils sont très bons sur scène comme on n’a pu le constater lors de l’excellente édition 2017 du Fast & Loud Festival de Mâcon !
[BT]
Ah oui leur 1er EP ayant été très vite épuisé, si vous voulez l’écouter il faut aller ici : https://discosmeteoro.bandcamp.com/releases
En concert : Vendredi 12 Janvier : Les LULLIES (Punk 77 / Garage Punk) + The NORMA JEAN BAKER’S UNDERWEARS (Noisy Garage Blues), au Trokson, à Lyon. Entrée libre

lundi 1 janvier 2018

Chronique : HOLD STATION + ALEX LOGGIA + CARSICKNESS + DELTA T n°5



HOLD STATION
Dawn of a new day, CD, Digital
Autoproduction
Déjà le 1er album du quatuor grenoblois était une révélation, ce 2ème est plus qu’une confirmation ! Entre les 2 les Hold Station sont parti en tournée à travers l’Est de l’Europe, et également en Espagne, ce qui semble leur avoir beaucoup apporté en matière de maturité en tant que groupe.
Pour ce 2ème effort ils ont fait confiance au même ingénieur du son et ils sont partis enregistrer dans une maison retirée de tout pour être totalement immergé dans leur musique.
8 titres en 38 mn, Hold Station aime donner du temps au temps pour laisser s’installer les ambiances, mais sans se répandre ! Sur ce Dawn Of A New Day il y a plein de détails dans les chansons qui se révèlent au fil des écoutes, ça rend chaque passage sur votre platine totalement intéressant et renouvelle le plaisir de l’écoute !
Indie Blues languide, Heavy Psyché posé… les Hold Station ne veulent pas s’enfermer dans un style, un type de rythmique ou d’ambiance. D’ailleurs ceux-ci / celles-ci évoluent souvent au sein de leurs chansons… Depuis leur 1er album il s’est ajouté des éléments à leur musique (chœurs, mélodies façon mittleuropa, moyen orient, tuareg blues…) et c’est ainsi que les voici revenir avec un nouveau bébé encore plus réussit !
[BT]
En concert : Jeudi 4 Janvier : HOLD STATION (Release Party, Rock Blues Psyché) + SUN MAGNET (Stoner Trash, Île Féroé) + TRUMPETS OF CONSCIOUSNESS (Psyché Pop) + MOONRITE (Dark Pop Psyché), à l’Ampérage, à Grenoble


ALEX LOGGIA
Bluestar, LP, Digital
Area Pirata Rds
Mince alors, en voici un album qui réchauffe le cœur et les oreilles !!!
14 chansons qui rappel un peu l’univers solo de Paul Weller. Sans copier mais dans ce même élan d’élégance. Alex Loggia est un ‘vétéran’ de la scène italienne (il fut longtemps membre de Statuto, entre autre). Sur ce Bluestar il laisse son inspiration et ses envies de compositeur donner leur pleine mesure, puis il invitât en studio pléthore de ses potes musiciens pour donner vie à ses chansons. Résultat une variété d’éléments qui se retrouvent mixé avec style : Rhythm & Blues, Pop, Blue Eyed Soul, Rocksteady, Mod, Folk, 60’s Grooves…
Au final voici un album super class concocté avec amour par et pour des amoureux (de la musique) ayant l’esprit et le cœur ouvert, qui recherchent un moment moelleux à partager à deux, tout autant que une sélection qui fera bouger les fesses des filles sur le dance floor des rallyes Mod ou dans une soirée dans un bar avec un DJ qui sait manier les platines avec style. Loin du revivalisme l’esprit est ici d’être moderne c’est-à-dire non daté et loin des benêts qui répètent des leçons bien apprises. Ce qui compte se sont les chansons et leur interprétation. On entend beaucoup d’instruments (cuivres, orgues, tambourins) sans que jamais ça ne sombre dans le maniérisme.
La simple jubilation de belles mélodies qui rentrent en vous et que vous aimez fredonner !
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CARSICKNESS
1979 – 1982, LP, CD, Digital
Get Hip Rds
Ce groupe Punk de Pittsburg bénéficie d’une belle réédition sur laquelle on retrouve ses ‘classiques’ déjà entendu ailleurs, mais aussi des inédits. Nous voici avec 17 titres qui sortent tout droit de la période phare du Punk.
Mais Carsickness (excellent nom s’il en est) n’est pas un groupe Punk de base. Loin s’en faut ! Musicalement le clavier / synthé / orgue tient une grosse part dans leurs compos ce qui parfois les fait pencher vers une revisitation du Garage Punk, sur d’autres moment on peut penser à Devo mais sous mescaline. Parfois on vire Art Punk barré (Rocket From The Tomb en moins boring). Et la présence d’un saxo contribue aussi à nous éloigner du one two three four habituel.
leur chanteur a parfois une voix à la Joe Strummer, mais on est tellement loin d’un copier-coller que je ne peux que vous conseiller d’écouter attentivement cet album. Ça nous sort de l’image clichée des groupes Punk de l’époque.
Déjà la pochette vous indique que Carsickness ne se contentait pas d’utiliser une recette crée par d’autres. En écoutant cet album je me dis qu’un certain nombre de groupes Indie Rock des années 90 et même ceux de Washington (Nation of Ulysses…) auraient pu s’inspirer de  Carsickness ce qui les auraient orienté vers une grande ouverture d’esprit…
Enfin bref cette rétrospective est loin d’être ce que j’attendais musicalement. En revanche c’est bien mieux qu’une heureuse surprise ! Beaucoup beaucoup mieux !
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DELTA T n°5
114 pages imprimées, 16 euros
Toujours aussi esthétique avec son format inhabituel (18 x 28 cm).
On démarre très fort avec 26 pages de souvenirs de divers activistes & personnalités locales consacrées aux Trans Musicales de Rennes, le tout étant abondement illustré de photos d’époque. Puis viennent 6 pages de souvenirs de Juliette Dragon qui nous raconte sa relation à la danse à travers son parcours perso et les styles de musiques qu’elle a écouté dans sa vie c’est soutiré ‘du pogo au cabaret’, et ça dit bien de quoi il retourne.
Le gros morceau de ce n°5 est consacré à l’album de Ifriqiyya Electrique (une sorte d’aventure musicale, quête quasi métaphysique de sons et de l’altérité… une expérience de vie qui transcende les musiques et les personnes / personnalités impliquées dans ce disque / documentaire), et ça tient sur 24 pages abondement illustrée, au texte très dense.
Après ce pavé on poursuit par un entretien entre Christine Ott (pianiste, joueuse d’ondes Martenot et compositrice) et le batteur Ludovic Morillon (Prohibition, NLF3, Fontaine Wallace, solo) ces deux-là ce sont rencontré quand ils ont enregistré et tourné avec Yann Tiersen. Ils parlent composition, maitrise instrumentale, rythmes… musique quoi.
Puis en 18 pages on se délecte d’être dans la tête de Pascal Bouaziz le chanteur – guitariste… de Mendelson son journal de bord raconte la sortie de leur formidable (formidablement formidable) album ‘Sciences Politiques’ paru en pleine campagne présidentielle. Attention Mendelson sera en concert à la Source à Fontaine avec Pelouse, vendredi 19 janvier, un rendez-vous à ne surtout pas manquer.
On ne va pas ce mentir moi je me suis délecté du papier consacré à l’ami Lo Spider et son Swampland Studio (Toulouse Rules Ok). Sobriété de l’iconographie. Simple direct. Et toujours passionnant / passionné. 6 pages, comme une bonne décharge Garage Punk quoi !
Ensuite il est question d’ALCESTE et de son Blackgaze. Des frenchies qui inventent un genre musical, ça mérite plus que de l’attention ! En tout cas surement la lecture de ces 6 pages.
Et pour finir Anka une musicienne polonaise qui mélange la musique folklorique de son pays avec l’Electro, le classique, la musique contemporaine et une certaine idée underground du Rock. Le fruit d’une époque, d’un lieu et qui bascule dans un monde ouvert. C’est ce qu’elle raconte en 8 pages.
Bref moi qui aime quand c’est long voici le genre de revue idéale car ici on laisse le temps et la place pour que les personnes ‘interrogées’ puissent développer leurs idées et sentiments. En plus chez delta T on aime la Musique dans sa très grande diversité. Et on s’en fait l’écho avec des angles d’attaques divers et variés !
En vente à la Librairie Les Modernes, rue Lakanal, à GRENOBLE

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mercredi 27 décembre 2017

Chronique : TRASH TEMPLARS + PRETTY LIGHTNING + CLOVIS GOUX



The TRASH TEMPLARS
Down and out!, LP, Digital
Moody Monkey Rds
Ce label ne produit pas beaucoup de disques mais se concentre sur des trucs qui valent la peine, donc je vous conseille très vivement de garder les oreilles tournée vers son catalogue !
Les Trash Templars ont un bon nom, et aussi un bon gimmick visuel  dans la grande tradition du Garage Punk. Ici c’est leur 1er album. Jusque-là ils avaient sorti des EPs forts sympathique. Mais cette fois on fait un gros bond qualitatif, et ces 10 titres les placent dans le peloton de tête de la scène Garage Punk européenne (oui oui, rien que ça).
Vous aimez les groupes 60’s sauvages des compils Back From The Grave. Les anglais énervés du R&Beat 60’s. Les revivalistes des années 80. Le Medway Sound. Et vous regrettez que tout le monde ait viré psyché ces dernières années… alors les Trash Templars vont vous régaler !
En fait je trouve chez eux un côté Budget Rock dans l’état d’esprit mais avec un son soigné, une tendance à avoir des titres où la Fuzz se taille la part du lion, mais qui restent toujours dans un état d’esprit qui veut faire danser.
Alors bien sûr ce sont des garçons sauvages (avec un nom pareil pas moyen de faire moins) mais qui n’oublient pas que les meilleurs titres de Garage Punk sont aussi des killers inoubliables et que donc pour faire un grand disque il faut composer des grandes chansons. Ici  c’est totalement le cas! Les Trash Templars restent dans les canons du genre mais ils savent tirer à boulets rouges sur vos oreilles.
Un vrai régal !!!
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PRETTY LIGHTNING
The rhythm of Ooze, LP, CD, Digital
Fuzz Club Rds
Il sent la chaleur cet album avec des moments façon western spaghetti et d’autres avec l’indolence du Tuareg Blues. Le tout matinée d’un Rock Indie bricolo. Le duo allemand pratique une sorte de Blues Psyché languide. Qui semble se trainer mais en fait comme une tempête de sable s’insinue en vous insidieusement. Et comme dans toute tempête il y a aussi des moments qui soufflent fort dans vos oreilles.
Sur ce 3ème album (le 1er pour Fuzz Club qui continue sa production dans l’excellence) les Pretty Lightning jouent avec toutes leurs influences et bien sûr avec un nombre élevé de sonorité et de pédales d’effets. Ils aiment bien aussi utiliser des gammes ou des mélopées qui nous éloignent de l’occident. Et donc du monde de plus en plus standardisé du Psychédélisme actuel.
Heavy, Blues, Kraut, Indie, Noise, Garage, Pop… in de shaker… secoué avec classe et allégresse… laissez les plages instrumentales se développer sans les surcharger… et laissez le charme agir !
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CLOVIS GOUX
La disparition de Karen Carpenter, 125 pages, 15 euros
Actes Sud Rocks
Dans cette ‘jeune’ collection (dirigée par Bertrand Burgalat, qui sera en concert mercredi 24 janvier au Sonic à Lyon, et Bertrand Dermoncourt, des gars qui au moins ont un bon prénom) j’avais déjà beaucoup aimé le « Groupes Pop à mèches 1979 – 1984 » de Pierre Robin dont j’avais écrits tout le bien que j’en pensais sur ce blog. J’ai laissé de côté le bouquin sur le Velvet et celui sur Bowie…
En revanche j’ai été intrigué par ce « La disparition de Karen Carpenter » que j’ai dégotté à la Bibliothèque Centre-Ville (merci pour toutes les découvertes faites là-bas grâce à ceux qui y travaillent encore).
Comme souvent la préface (signée ici Simon Liberati) est à lire à la fin…
Je dois dire que je ne connais rien des Carpenters, ou alors si un souvenir vague du temps où j’écoutais les radios périphériques ce qui nous ramène presque 40 ans en arrière.
Par exemple je ne savais pas que Karen la voix du groupe était aussi la batteuse des débuts…
L’intérêt de ce livre c’est que à travers l’histoire de l’ascension et de la chute du groupe et de sa chanteuse Clovis Goux explore la sociologie et les failles de l’Amérique des années 60 / 70 et 80. Bien sûr le fait que Karen Carpenter souffre d’anorexie donne un ton parfois morbide (mais le Rock est mort chérie). Mais pas en permanence. A tel point que la passion pour son sujet et sa musique transpire de ces pages si bien que je suis allé emprunter dans les médiathèques des disques des Carpenters ! 125 pages de bonheurs de lecture.

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vendredi 22 décembre 2017

BEST OF VOIX DE GARAGE 2017 :

 The WEDDING PRESENT « Going going… » 2LP (Scopitones). Figurez-vous que j’ai parfaitement conscience que cet album est sorti en décembre 2016. Mais c’est le disque que j’aurai le plus écouté en 2017 ! Et oui c’est les Wedding Present quoi ! Avec leur meilleur disque à ce jour !
The DREAM SYNDICATE « How did I find myself here » (Anti) revenir 35 ans après avec un album génial et LE meilleur concert de l’année, je dis chapeau !
The GALILEO 7 « Tear your minds wide open » (Damaged Goods Rds) alors eux ils étaient déjà dans mon best of 2016 avec leur précédent album. Constance !?!
JOHAN ASHERTON « God’s clown » (Pop The Balloon Rds) enfin une réédition de ce mythique album qui rend hommage à son ultra haute qualité émotionnelle.
ODEYSSEY & ORACLE « Speculatio » (Les Disques Bongo Joe) une merveille de Pop baroque avec touches weird Folk et chanté merveilleusement en français.
IN HEAVEN « Inheaven » (Pias) si le terme Indie Pop vaut quelque chose… avec l’efficacité et l’excitation de la Power Pop. Un must.
PETER PERRETT « How the west was won » (Domino) alors là si il y a un retour auquel je ne m’attendais pas c’est celui. Mais non seulement ça fait plaisir, mais en plus cet album est un must !
JIM JONES And The RIGHTEOUS MINDS “Super natural” (MaSonic / Hound Gawd Rds) je ne pensais pas que Jim Jones arriverait à surpasser son précèdent groupe. Eh ben si !!!!
VAST ASTERPOID           « Vast Asteroid » (Autoproduction) 1er album de Spacegaze par un trio de L.A. qui dépote, claque le museau et ne se perd jamais dans l’espace !
LYSISTRATA  « The thread » (Vicious Circle) les énervés de l’Indie Punk sont des tornades scénique mais ont aussi réussi un grand 1er album !
DOWNTOWN BOYS « Cost of living » (Sub Pop) plus vindicatif et revendicatif mais tout aussi puissant et excellent !
The BEN VAUGHN QUINTET « Pièce de résistance » (Kizmiaz Rds) là on dit merci au label de sortir les disques du monsieur chez nous. Ça fait tellement de bien !
RUBBER EGGS « EP » (Autoproduction) un trio de Sardaigne qui pratique un Garage Psyché Pop qui fait voyager. Et en plus un grand souvenir de concert !!!
SLØTFACE « Sløtface » (Propeller Rds) College Rock Pop Punk Power Pop ultra catchy… le pied total !
CHICKENSTONES « Johnny Streetlight » (Les Disques Basil) une fois encore merci au label de publier en France cet autoproduit from down under. Le Rock australien comme on aime !
DECIBELLES « Tight » (Kidnap Music) Indie Noise Rock ça ne se fait plus beaucoup mais les Decibelles relance le genre avec un disque ultra class !
FIRST BASE « Not that bad » ((Drunken Sailor Rds) de la Power Pop canal historique (mais pas daté) avec un album qui sonne immédiatement comme un classique ! 
PAMPLEMOUSSE « Pamplemousse » (Autoproduction) un trio qui aime un Rock puissant (Indie / Grunge ?) et surtout une vraie capacité à balancer des titres qui marquent !
JOSS COPE « Unrequited lullabies » (Gare du Nord Rds) que s’est beau. Sortit de nulle part pour moi un album très (totalement) anglais m’embarque à chaque fois !
DIRTY WORK OF SOUL BROTHERS « Girl ashes » (Art Disto) Un trio avec 2 organistes / claviers pour moderniser une certaine idée du Rock Psyché… et pas seulement.
DAYOFFS « Dayoffs » (Emerald & Doreen Rds) Indie Power Pop 90 / Shoegaze / Pop… par un duo d’émigrés à New York. C’est excellemment réussit !
BUFFALO KILLERS « Alive & well in Ohio » (Alive Rds) mince c’est leur 8ème album. Mais qu’est-ce que c’est beau ! Folk / Heavy 70’s avec des chansons. Des chansons ! Des chansons !
JULIEN PRAS « Wintershed » (Yotanka) je suis toujours subjugué par sa voix. Et en solo ses chansons rappellent pourquoi on aime la POP !
COCKTAILS « Hypocondriac » (Alien Snatch Rds) ah oui !!!!!!!!!! Un top disque de Garage Power Pop lignée 90. J’aime j’aime j’aime.
The NORVINS « Turn around with » (Soundflat Rds) le meilleur album Garage Punk canal historique de l’année. Oui mais pas seulement. Foncez dessus !
RATTANSON « Full-scale shakeability » (Open Mind Rds) voilà pourquoi la scène Garage m’éclate encore ! Un album qui agglomère le meilleur des 40 dernières années avec style !
FANSCENE « French poetry revisited » (Paisley Archive) le 1er groupe du gars de Rattason. Mod Power Pop at it’s best!!!!
CATS NEVER SLEEP « Massage » (Le Pop Club) ils sont Suisses, ils sont class, leurs chansons aussi ! Pop Psyché mais modernisée !
HALASAN BAZAR « Burns » (Requiem Pour Un Twister) encore un label français sans qui on n’aurait pas accès à ce genre de disque. Psyché Pop ? Pop Psyché ? Ils sont forts les danois !

LOS PEPES « Let’s go » (Wanda Rds) Pop Punk, Punk 77, Garage Punk. D’excellents titres qui remplissent ce disque !

lundi 18 décembre 2017

Chronique : KATHY FREEMAN +GENERAL CLUSTER + LA FAUTE A QUI ? n°18 + PAUL GOLDEBERG

  

KATHY FREEMAN
My amazing Life, Digital
Autoproduction
C’est grâce à Rock Hardi le toujours excellent fanzine que j’ai appris que Madame Kathy Freeman était de nouveau en activité. Comme je suis un ultra fan des Birdhouse et que ses 2 chansons sur le CD sampler de Rock Hardi étaiten excellentes j’étais très impatient d’écouter son nouvel album !
Désormais Kathy Freeman est installée à Berlin, et je dirai presque que ça s’entend. Sa musique penche vers le Rockabilly. Mais ici on est très loin du revivalisme scolaire qui est trop souvent présent dans ce style. Kathy Freeman à une vraie personnalité et donc elle donne une version dépouillée, bricolée et assez unique du Rockabilly.
Par moment on dirait de la Folk musique allemande (chantée en langue vernaculaire) électrifiée / électrisée. Ça peut faire penser un peu à l’esprit d’Hank Ray et ses Raymen, ou de ce que parfois la Medway scene a fait subir à certaines ‘traditions’ R’n’R.
Je pense aussi qu’elle doit aimer les Cramps, mais que comme moi elle pense que rien n’est plus ridicule que de singer les grands anciens et qu’il est tellement plus satisfaisant de creuser sa propre voie (de Garage bien sûr) !
Elle aime aussi des chansons languides qui tirent vers un Surf cotonneux, chaud et poisseux. A son cocktail elle adjoint un peu de Blues et un soupçon de va vision du psychedelism. Mais cet album de 11 chansons (plus une deuxième version de sa title track) contient aussi des morceaux up tempo, euphorisant et ‘dansant’.
Un cocktail qui se déguste souvent et avec beaucoup de plaisir tant il est savoureux. Très savoureux. Très très très savoureux. Santé !!!
[BT]


GENERAL CLUSTER
Greetings from Black Mountains, CD, Digital
Autoproduction
Franchement j’y croyais plus à ce 1er (véritable) album. Après tant de changements de line-up, de nouveaux faux départs… Et puis le voilà enfin qui débarque.
Ça fait un moment que je suis les General Cluster (excellent nom) et que j’espérai quelque chose de frais de leur part. Je ne suis pas déçu par ce « Greetings from Black Mountains » ! Déjà le choix du titre est excellent, et l’attention qui a été portée à la pochette est un préambule à celle qui a été portée au son, aux compos, à l’interprétation, aux voix… Pour leur grand retour les ‘grenoblois’ ont mis la barre haute et surtout porté attention à tous les détails pour être sûr de réussir cet album !
Après ce qui compte c’est la musique !?! Et là non plus je ne suis pas déçu.
Grosse voix (mais qui se module souvent en fonction de la chanson ou du moment dans la compos), grosses guitares qui aiment les riffs et les solos (mais sans jamais tomber dans l’excès), et une putain de rythmique qui n’est pas là pour rigoler !
Du Stoner / Southern Rock qui tire vraiment vers le Metal. Avec de vrais éléments de Heavy et de Thrash dedans. Mais amalgamé de façon particulière, dans un dosage qu’on retrouve rarement (voir pas) ailleurs. Et pourtant des groupes qui sont étiqueter (souvent trop vite) Stoner je m’en mange beaucoup. Les General Cluster ont non seulement une recette personnel, mais surtout balancent à la face du monde un putain de vrais bon album qui est là pour vous écraser les neurones (avec style) mais quand même quel pied !!!
En tout cas c’est un album marquant qui est là pour rester !
[BT]



LA FAUTE A QUI ? n°18
28 pages A4 noir & blanc
Le fanzine du Sharp Reims (Skinhead Against Racial Prejudice) revient ! Et ça fait plaisir ! J’adore lire des fanzines et je suis tellement heureux qu’il en existe encore sur papier !
Donc si vous aimez le Street Punk, la Oï, le Punk et le Hard Core alors il vous faut lire ce zine !
La Faute A Qui c’est toujours l’occasion d’excellentes découvertes ! Et une fois de plus on n’échappe pas à la règle. Par exemple les australiens de Marching Orders (et de leurs side project, https://www.facebook.com/marchingordersoi) en interview aussi les parisiens de  Bromure (https://www.facebook.com/Bromureoi) le quintet féminin basques (au nom allemand) Hexen (https://www.facebook.com/Hexen.Oi).
Donc 3 (enfin plus vu que maintenant tous ces gens jouent dans plein d’autres groupes) nouveaux noms à rajouter à ma wantlist !
Mais ce que je préfère dans La Faute A Qui ? Ce sont les chroniques. Disques bien sûr mais surtout celles consacrées à la lecture. Enfin aux lectures parce qu’ici il est beaucoup question des autres fanzines (normal), de BD, de littératures militantes, d’écrites sur le Rock et le Punk. Sans oublier le cinéma Bis ? Et même un ‘columnist’ qui pose un peu sa polémique (la politique c’est l’espace du débat, je crois ?).
Bref une fois encore un vrai moment de bonneS lectures !
Pour vous le procurer : lafauteaqui@wanadoo.fr
[BT]


PAUL GOLDBERG
L’acteur qui voulait tuer Staline, 376 pages, 19 euros
Editions Sonatine
Voici un roman qui m’a été offert pour mon anniversaire. Merci à celui qui l’a fait. C’est quand même une des meilleures choses de la vie que d’avoir des amis ! Voir c’est une des rares choses qui nous maintient en vie !
Donc un livre. Un bon. Un excellent. Un grand livre même.
Bon faut aimer les histoires joliment barrée.
Le titre n’est pas trompeur. Du tout.
Ça donne une idée du contexte historique. Ensuite… il y a une narration joliment intense. Dans cette histoire se rencontrent de fortes personnalités, un acteur et un chirurgien qui vivent à Moscou en 1953 au moment où l’histoire démarre, mais qui ont été des francs-tireurs en 1918… ce qui est important dans le bouquin, comme est important leurs parcours professionnel, ‘politique’, personnel. Et bien sûr ceux et celles qui les ont croisés et qui se recroisent dans le roman. Ça n’est pas facile de résumer ‘l’intrigue’ de ce roman ce qui est une de ses qualité.
Il est important de savoir que l’écriture aussi n’est pas ‘commune’ (ce qui également contribue, et pas qu’un peu, au plaisir de lecture). Utilisant des phrases en russe et en yiddish (qui s’intègrent dans la narration, et sont bien évidement traduites) sans que cela ne freine le rythme. Au contraire ça l’enrichie.
Je ne suis pas du tout attiré par les romanciers russe. Paul Goldberg a quitté la Russie en 1973, il vit aux Usa, est le rédacteur en chef et éditeur de The Cancer Letter, il a écrit des essais, « L’acteur qui voulait tuer Staline’ est son 1er roman. Qu’il a porté pendant de très nombreuses années et qui a nécessité le soutien et l’aide de beaucoup de personnes différentes pour aboutir. Et donc ça fait plein de gens à remercier pour ce moment de littérature tellement hors de chemins rebattus !

[BT]